La vie des morts
J’ai rêvé de mon frère.
Celui qui est mort.
Pas aujourd’hui, il y a longtemps.
Je ne l’ai pas connu.
Il ne me manque pas.
Donc je ne suis pas triste.
Sauf pour mes parents, rétrospectivement.
A part eux, personne ne l’a rencontré car il est mort à la naissance.
Je ne sais même pas si mon père a vu son visage, ou si son petit corps était déjà emmailloté dans un lange quand on le lui a remis pour aller l’enterrer au cimetière de Montivilliers.
Il s’appelait Hugues.
...
Depuis toujours, je m’intéresse à la manière dont les existants (comme dirait Descola) pensent et se comportent dans ce qu’ils ont de plus intime, quotidien et, en apparence, très ordinaire. La plupart du temps, nous ne nous y attardons pas, emportés par le flux de nos pensées et de nos actions.
Avec L’ordinaire, j’ai voulu regarder cet ordinaire, le déplier dans l’écriture et découvrir ce qu’il a à nous révéler de beau, de drôle, de cru, de gênant, d’absurde, d’intime, d’ennuyeux, d’excitant, de cynique, de joyeux…
Et plus qu’une newsletter, il s’agit d’une expérimentation, des miscellanées de notes, d’articles, de mini-(auto)fictions, de photos, de dessins… à la périodicité aléatoire.
_____
Avertissement :
Les textes de l.ordinaire, comme toutes créations de l’esprit, ne sont pas le reflet exact de la réalité. Ils en sont une interprétation subjective. Le réel et l’imaginaire s’entremêlent pour créer ce qu’on pourrait appeler, au regard du format périodique, des chroniques fictionnelles. La recherche de ressemblances entre les personnages et des personnes réelles serait donc à ce titre tout à fait hasardeuse.
Les textes contenant du contenu à caractère sexuel sont marqués d’un (x) dans le sous-titre
Sauf indication contraire, les dessins et photos sont de l’auteur
[Contributions bienvenues.]
l.ordinaire
Depuis toujours, je m’intéresse à la manière dont les existants (comme dirait Descola) pensent et se comportent dans ce qu’ils ont de plus intime, quotidien et, en apparence, très ordinaire. La plupart du temps, nous ne nous y attardons pas, emportés par le flux de nos pensées et de nos actions.
Avec L’ordinaire, j’ai voulu regarder cet ordinaire, le déplier dans l’écriture et découvrir ce qu’il a à nous révéler de beau, de drôle, de cru, de gênant, d’absurde, d’intime, d’ennuyeux, d’excitant, de cynique, de joyeux…
Et plus qu’une newsletter, il s’agit d’une expérimentation, des miscellanées de notes, d’articles, de mini-(auto)fictions, de photos, de dessins… à la périodicité aléatoire.
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Avertissement :
Les textes de l.ordinaire, comme toutes créations de l’esprit, ne sont pas le reflet exact de la réalité. Ils en sont une interprétation subjective. Le réel et l’imaginaire s’entremêlent pour créer ce qu’on pourrait appeler, au regard du format périodique, des chroniques fictionnelles. La recherche de ressemblances entre les personnages et des personnes réelles serait donc à ce titre tout à fait hasardeuse.
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Sauf indication contraire, les dessins et photos sont de l’auteur
[Contributions bienvenues.]
Par Xavier de Graff